La grand-mère qui glisse du gingembre dans le poisson. Le peuple de montagne qui boit son thé au beurre salé quand l'air se raréfie. Les régions humides où l'on fait mijoter des heures ce qu'ailleurs on mangerait cru. Aucun de ces gestes n'était décoratif. Chacun répondait à un climat, à un corps, à une saison — une justesse transmise de main en main, sans théorie, par la seule observation patiente de ce qui faisait du bien et de ce qui faisait du mal.
Puis on a commencé à manger de partout, tout le temps. Des fraises en décembre, du cru toute l'année, des plats venus de l'autre bout du monde arrachés à leur climat d'origine. Ce n'est pas un drame — mais quelque chose s'est perdu en chemin : la lecture. On ne sait plus pourquoi tel aliment, pour quel corps, à quel moment. On avale beaucoup d'informations, et plus aucune grammaire pour les relier.
Cette grammaire, elle existe encore. La diététique chinoise ne l'a pas inventée — elle l'a mise en mots. Là où les cuisines traditionnelles avaient l'intuition dans les mains, elle propose quatre axes de lecture :
la nature d'un aliment (ce qu'il réchauffe ou rafraîchit),
sa saveur,
la direction dans laquelle il pousse ton énergie,
l'organe qu'il touche en premier.
Ce n'est pas un savoir exotique de plus à empiler. C'est l'outil qui rend conscient ce que tu as sous les yeux depuis toujours.
Et c'est exactement ce que je transmets cet automne.
Une formation en diététique chinoise, en visio, sur six mardis soir. Pas un stage de trois jours avalé d'un coup : six séances espacées de deux semaines, pour que tu aies le temps de cuisiner entre chaque, d'observer sur toi, et de revenir avec de vraies questions. On part du paradigme, on traverse la lecture des aliments et l'effet des cuissons, et on finit par ton terrain à toi — jusqu'à savoir composer ta propre journée alimentaire.
Six sessions de deux heures, les mardis de 19h à 21h, du 29 septembre au 8 décembre. Chaque séance est enregistrée : si tu en manques une, tu la rattrapes. Le groupe est volontairement petit, douze places, pour qu'on travaille ton terrain et pas une moyenne.
Une précision : pour l'instant, cette formation ne circule qu'ici — sur Patreon et dans cette lettre. Rien sur mon site, rien sur les réseaux : l'annonce publique n'arrivera que fin août. Si tu lis ces lignes aujourd'hui, tu passes donc avant tout le monde — le tarif early bird à 150 € (au lieu de 170 € ensuite), et douze places encore toutes ouvertes.
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Si tu veux aller plus loin, j’ai un Patreon — Metaorganic — où je publie des articles de fond sur la MTC appliquée : terrains, saisons, émotions, alimentation, autonomie en santé. J’ai environ 400 articles déjà consultables et 150 articles planifiés. Ils arrivent.
J’y propose plusieurs niveaux d’abonnement : Gratuit, Explorateur : C’est 5€ /mois. et Architecte pour 12€ /mois Et tu peux te désabonner quand tu veux, sans que je t’en veuille 😉
En août, Metaorganic prend un rythme.
À partir de la semaine du 10 août, chaque jour de la semaine a son fil. Le lundi décode le terrain — on démarre avec Équilibrer le Poumon, huit épisodes jusqu'au 5 septembre. Le mardi remonte aux fondements, et bascule le 25 août vers une série de réflexion sur le Ling, le hasard et le Tao. Le mercredi regarde vers le dedans : à partir du 19 août s'ouvre Le chemin inverse, une longue traversée du processus de mort tel que la médecine chinoise le lit. Le jeudi est aux plantes et aux cuisines du monde, le vendredi au pratico-pratique avec Agir sur les causes dès le 28 août. Le samedi donne un visage à la théorie — les Lettres continuent, et toute la collection Santé au féminin arrive, 70 articles en cours de mise en forme. Le dimanche ralentit dans l'assiette.
Aurélie
